Une chose qui m’a frappé en France et en Angleterre, tout comme en Italie, mais qui manquait largement en Allemagne jusqu’à une époque récente, c’est le sens du style indépendamment de la classe sociale.
En Angleterre et en France, par exemple, les activistes patriotes, peu importe leur niveau de richesse, accordent une importance massive à leur apparence.
Vêtements, coiffure, allure, mais aussi alimentation, sont placés au sommet des priorités.
On peut balayer cela comme de la superficialité, mais cela profite à l’ensemble du mouvement.
Ce n’est pas un hasard si ces pays ont été, pendant des décennies, une source d’inspiration pour l’espace germanophone en matière de mode et d’apparence.
C’est plutôt une forme de fierté et d’estime de soi, particulièrement chez les gens de la classe ouvrière, de développer leur propre style et leur propre esthétique, puis de les assumer avec fierté.
Je me souviens bien, lors d’une visite à Lyon où je passais la nuit chez un activiste français. Profession : plombier. Pourtant, il était toujours habillé comme un gentleman. Dans son petit appartement pendaient des tableaux classiques, et il avait sa propre cave à vin, de laquelle il nous servit fièrement un vin précieux au petit-déjeuner (oui, c’était au petit-déjeuner.)
Cela n’est bien sûr pas réservé au camp de droite.
Des études montrent que les Allemands dépensent nettement moins d’argent pour les vêtements et la nourriture, et plus pour la maison et la voiture.
Cette obsession du style a bien sûr des aspects négatifs, surtout en ce qui concerne l’ordre, la discipline, l’infrastructure et les processus. Mais c’est certainement quelque chose dont on peut s’inspirer. Comme l’a dit Oscar Wilde : « Seuls les esprits superficiels ne jugent pas sur l’apparence. »
Martin Sellner
