En Iran, et dans la tradition chiite, le leadership n’est pas héréditaire. Après le premier Guide suprême, le fondateur de la Révolution, Rouhollah Khomeiny, aucun de ses fils n’a accédé à la direction du pouvoir. Depuis des années, un comité spécial au sein de l’Assemblée est chargé d’évaluer et d’accompagner les personnes possédant les qualifications requises pour être considérées comme des candidats potentiels. Les travaux de ce comité sont strictement confidentiels, et même les autres membres de l’Assemblée des experts n’en sont pas informés, sauf circonstances exceptionnelles, telles que l’assassinat du défunt Guide suprême par le régime américano-sioniste. L’Assemblée des experts est composée de 88 érudits religieux et hauts dignitaires qui examinent et évaluent avec soin chaque candidat à la direction du pays.
Conformément à la Constitution de la République islamique d’Iran, le Guide suprême doit répondre à plusieurs critères essentiels : être un érudit islamique de haut rang, capable d’exercer l’ijtihad en matière de jurisprudence chiite, juste et pieux, et posséder l’intégrité morale et l’engagement religieux nécessaires pour diriger la nation. Il doit également avoir les compétences politiques et administratives requises pour guider le pays, prendre des décisions dans son intérêt supérieur et traiter les grandes questions sociales et politiques. Le Guide doit être accepté et respecté par les élites religieuses et politiques.
Quant à Mojtaba Khamenei, son expérience de vingt ans d’enseignement de haut niveau en études religieuses au séminaire de Qom lui confère une connaissance approfondie des affaires du pays. Né en 1969, il a débuté ses études religieuses à Téhéran, au séminaire Ayatollah Mojtahedi, où il a suivi les étapes préliminaires de la formation chiite. Pendant les huit années de guerre imposée à l’Iran par les puissances internationales via l’Irak, il a combattu comme volontaire sur les fronts. Après la guerre, en 1989, il s’est installé à Qom pour poursuivre ses études au séminaire de Qom, où il a suivi des cours avancés, puis atteint le plus haut niveau d’études en jurisprudence et principes islamiques, le dars-e kharej. Parallèlement à ses études religieuses traditionnelles, il s’est intéressé à la psychologie et aux sciences de l’éducation, domaines dans lesquels il a approfondi ses connaissances au sein du séminaire. En tant que religieux engagé, il a consacré deux décennies à l’enseignement et à la recherche, notamment en dispensant des cours de jurisprudence islamique. Mais son humilité l’a conduit à rester discret dans les médias et la sphère publique. Pourtant, l’été dernier, plus de 1 200 doctorants de Qom se sont inscrits à son cours, alors que la capacité était limitée à 400 places.
Lors du même attentat terroriste de la semaine dernière, il se trouvait dans le bureau du défunt Guide suprême Ali Khamenei avec son épouse. Son épouse et l’un de ses fils ont également été tués dans cette attaque, et lui-même a été blessé. Par la grâce de Dieu, il a survécu et a été mis en sécurité par les forces de sécurité. Il mène une vie humble et ne possède aucune richesse, contrairement à ce que prétend la propagande occidentale dominante.
