La Fédération des étudiants nationalistes – Principes d’action (1960)

fen

Objectif

La Fédération des étudiants nationaliste a été fondée par une équipe d’étudiants français de convictions nationalistes, à la suite de la motion inacceptable, votée le 13 avril 1960 au 49e congrès de l’UNEF, en faveur du FLN.

Considérant que ce fait est la conclusion de l’emprise marxiste sur l’UNEF, que cette organisation syndicale est devenu une formation parallèle du Parti communiste et des groupes progressistes, la FEN estime indispensable de faire entendre la voix des étudiants qui refuse à l’UNEF le droit de les représenter.

Aussi la FEN se fixe-t-elle pour objectif principal de lutter contre l’influence marxiste dans l’université et tout particulièrement dans l’organisation syndicale que l’indifférence ou la légèreté des étudiants nationaux ont livrée aux groupements d’obédience communiste. Face à un adversaire qui affirme des buts politiques offensifs, la tactique qui consiste à vouloir préserver un « apolitisme » trépassé se révèle catastrophique ; les syndicalistes étudiants hostiles au marxisme doivent choisir eux aussi l’offensive et s’affirmer résolument nationalistes.

Puisque la politisation du syndicalisme étudiant est désormais une réalité, le déplorer ne sert à rien, il faut en tenir compte et agir en conséquence en opposant au marxisme la seule force idéologique et pratique susceptible de le tenir en échec et de défendre les valeurs auxquelles nous sommes profondément attachés : le nationalisme.

Au premier rang de ces préoccupations, la FEN place la défense de l’Algérie française, problème politique numéro un, par la victoire française et l’application de la solution d’intégration territoriale de l’Algérie à la mère-Patrie.

La FEN s’attachera à reconquérir le syndicalisme étudiant et l’université et à en chasser les marxistes, terrier affolant de penser que les cadres de demain sont formés dans une idéologie essentiellement destructrice de nos réalités nationales.

Le syndicalisme corporatif

La FEN préconise l’organisation universitaire sur le principe du syndicalisme corporatif, qui soit à la fois une force combattante afin de triompher des résistances, et l’organisation d’une vie étudiante nouvelle et nécessaire basée sur les conceptions nationalistes.

L’absurde système de sélection « à l’arrivée » jette chaque année, plusieurs milliers de jeunes Français dans la triste cohorte des « raté » et des « déclassé », alors qu’une sélection au départ en fonction des capacités de l’enfant et de l’adolescent, en fonction également des besoins de la nation en cadre de toutes sortes, permettrait une plus grande efficacité et un nombre, un nombre plus restreint de déclassé qui pourraient être parfaitement utilisés à condition d’être aiguillés à temps. Cela permettrait également de mettre un terme à l’existence de ces étudiants perpétuels qui encombrent certaines facultés et les organismes syndicaux et mutualistes.

L’enseignement doit être populaire au sens total du mot, c’est-à-dire qu’il doit être ouvert à tous jusqu’aux études les plus poussés, non en fonction de la fortune des parents, mais uniquement en fonction des capacités de l’enfant.

Il est enfin nécessaire que l’encadrement de la nation soit composé d’hommes formés aux responsabilités sociale et même politique que comportera leurs fonctions de cadres. C’est pourquoi l’enseignement est inséparable de l’éducation politique nationaliste. Il est inadmissible qu’à la compétence technique ne s’accorde pas une valeur humaine de cadre, ou que, bien pire, des cadres soit imprégné d’idéologies destructrices.

Le syndicalisme corporatif est enfin l’organisateur de la vie étudiante à laquelle il faut fournir un cadre matériel approprié qui laisse aujourd’hui fort à désirer, qu’il s’agisse du logement des étudiants, de leur équilibre physique, des locaux et du matériel, d’enseignement, des moyens d’existence, etc.

La FEN consacrera des études particulières sur chacun des problèmes de la vie étudiant, qu’il s’agisse du « pré-salaire », des sursis d’incorporation ou des conditions générales d’étude.

Méthode d’action

La conférence nationale de la FEN qui réunit tous ses délégué et le secrétariat national, décident de la participation de la FEN aux élections corporatif.

La FEN entend mener une action permanente pour la poursuite de ses objectifs, par l’organisation de groupe dans toutes les facultés, grandes écoles et lycées.

La FEN utilise toutes les formes normales d’information pour faire entendre la voix des étudiants qui n’acceptent pas d’être représentées par les ennemis de leur pays. Elle s’efforcera d’apporter aux étudiants, au moyen de conférences, de cercles d’études, publications, les éléments concrets d’information sur les grands problèmes nationaux, qui leur sont le plus souvent refusés.

Fer de lance du nationalisme de l’action antimarxiste au sein de la jeune génération, la FEN appelle tous les étudiants français à rejoindre ses rangs et préparer méthodiquement, dans l’enthousiasme et la résolution, un avenir dont les portes ne s’ouvriront pas seules.

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