Nous, alors jeunes, et la FNCRSI au sein du groupe Controcorrente

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Je suis entré pour la première fois à la FNCRSI (Fédération des anciens combattants de la République sociale italienne), située à Rome dans les locaux de la via Domenico Fontana 12, je crois à l’automne 1967. J’étais accompagné de deux jeunes de mon âge, qui n’avaient pas encore vingt ans et qui, comme moi, étaient des jeunes désabusés et écœurés par le milieu néofasciste.

Nous venions du quartier de l’Appio Latino, qui constituait alors un riche vivier électoral de la droite, à la disposition de ceux qui, dotés d’argent, de théâtralité et de ruse, voulaient tenter de gravir les échelons vers les fonctions électives tant convoitées offertes par l’Italie démocratique.

La misère qui régnait à l’époque au sein de la section du MSI (comme c’était d’ailleurs plus ou moins le cas dans toutes les autres sections du parti) était ce qu’il y avait de plus déprimant à voir : des luttes cannibalesques entre candidats aux élections, absence totale de tout niveau culturel autre que la répétition des slogans habituels et grossiers d’une droite que l’on ne peut même pas qualifier de réactionnaire, tant elle était stupide, et, pour passer le temps, un anticommunisme viscéral au service de quiconque pouvait lui être utile.

Cette situation était la conséquence évidente d’un parti dont la ligne politique (si l’on peut dire !) pro-atlantiste et ultra-conservatrice le reléguait au rôle de serviteur stupide (et même indésirable) des Américains et de roue de secours pour les manœuvres parlementaires de la DC.

Mais nous n’appréciions pas non plus beaucoup ce qui, en dehors du parti, se passait dans ce milieu. Là aussi, en effet, mis à part l’ostentation de symboles qui nous étaient chers, l’orientation politique, quand elle existait, ressemblait beaucoup à un MSI en dehors du MSI et l’action quotidienne ne dépassait pas le sempiternel « A bas les rouges », reléguant tout le milieu au rang de garde blanche du régime.

Et pourtant, nous étions dans une période de grands bouleversements politiques et culturels, surtout dans les universités et les usines où fleurissaient des initiatives, où naissaient des mouvements, où mûrissaient des situations tout à fait nouvelles et annonciatrices d’un climat de contestation du système hors des schémas habituels de la vieille politique.

Pour faire court, nous nous sommes totalement détachés de tout ce milieu et je me souviens comment la section missiste de l’Appio, qui s’était retrouvée pratiquement vidée de ses jeunes, avait été complétée par un groupe de voyous du quartier, recrutés comme main-d’œuvre de fortune et qui, lorsqu’on les envoyait coller des affiches ou taguer les murs, ajoutaient, en plus des habituelles inscriptions délirantes, à «vive le Duce» un «vive les Beatles» improvisé !

Nous sommes donc arrivés à la FNCRSI où, tout d’abord, nous avons rencontré des personnes respectables et fondamentalement honnêtes (ce qui n’est pas rien), et nous avons eu l’occasion de rencontrer de véritables fascistes, presque tous d’anciens combattants de la RSI, qui, depuis des années, témoignaient des valeurs et des principes du fascisme social et républicain et s’engageaient politiquement à tenir les fascistes et les anciens combattants de la RSI à l’écart de toutes les manœuvres et intrigues électorales.

Parallèlement, nous avons eu l’occasion de faire la connaissance de la rédaction de Corrispondenza Repubblicana, la petite revue combative de la fédération qui, avec le Bollettino, constituait la presse de l’organisation.

C’est à travers ces pages et sous la houlette de ces camarades que nous avons appris à scruter les coulisses de la politique et à interpréter les relations et les conflits internationaux.

Et nous avons enfin fait la lumière sur les fondements d’une idéologie et sur l’ héritage de notre histoire, qui n’avaient rien à voir avec la réaction, la démocratie parlementaire ou l’atlantisme.

Corrispondenza Repubblicana représentait une nouvelle manière de mener de front l’information et la formation politico-culturelle, mais elle enseignait également à comprendre et à identifier les mécanismes cachés et complexes des relations politiques, en fournissant la clé permettant une véritable lecture des événements historiques.

Dans le milieu néofasciste, on n’avait jamais rien vu de tel ; aucune autre revue ni organisation ne pouvait se targuer de disposer d’un journal à la hauteur de Corrispondenza.

«Ni les États-Unis, ni l’URSS » devint notre slogan, qui peut aujourd’hui paraître banal, notamment parce que, des années plus tard, certains, pour survivre politiquement, ont voulu s’en approprier (de mauvaise foi), ne pouvant s’empêcher de pratiquer ce qui, compte tenu de leur tribune, ne pouvait être qu’une fausse politique de « troisième voie ».

Ni les États-Unis ni l’URSS, mais avec une distinction précise : l’Italie était colonisée par les États-Unis, et non par les Soviétiques, et par conséquent, tous les efforts devaient être dirigés contre l’OTAN et contre toute politique et culture pro-américaines.

Mais il y a plus encore ; dès cette époque, nous sentions que le mode de vie américain, le modernisme, le soi-disant monde libre, représentaient quelque chose de plus pervers et de plus dangereux que l’absence de liberté ou la teinte rouge des pays de l’autre côté du rideau de fer.

Nous avons en effet identifié, dans les tendances et les idéologies néo-radicales, le véritable danger pour l’humanité, le substrat culturel de la coexistence et le levier qui allait, comme cela s’est effectivement produit, subvertir, dégénérer et désagréger la planète entière, y compris la Russie soviétique.

Certes, le communisme restait pour nous un ennemi, mais tout compte fait secondaire, transitoire, et pas si dangereux que cela, tant en raison de son embourgeoisement désormais irréversible que du fait que, en définitive, il constituait toujours une idéologie hors de portée de l’humain et donc, dans son essence matérialiste et marxiste, inapplicable.

Mais surtout, nous nous sommes battus contre la pratique des extrémismes opposés, contre cette nécessité idiote d’aller chercher des ennemis à gauche alors que, précisément, cette opposition favorisait le régime en vogue et prolongeait indéfiniment le maintien du colonialisme américain.

Nous avons pris parti pour les Vietcongs, pour Guevara, pour les Palestiniens, même (et peut-être pouvons-nous aujourd’hui dire à tort) pour la Libye de Kadhafi, et en tout cas pour tout ce qui pouvait se dresser contre le sionisme et les Yankees.

Et tout cela précisément alors que notre soi-disant milieu (qui, depuis longtemps déjà, n’était plus le nôtre) rédigeait, au contraire, des pamphlets pour défendre les forces armées contre les mains rouges (sic !) ou chantait les louanges des tristement célèbres « Bérets verts » américains qui, soit dit en passant, se faisaient infliger de retentissantes et bien méritées raclées au Vietnam ! jusqu’à en arriver, en 1973, à chanter les louanges du massacre chilien, « made in USA », orchestré par Pinochet.

Notre ralliement à ceux que la droite qualifiait bêtement de manière générique de « rouges » n’avait rien du pathos de gauche, ni n’impliquait une adhésion au marxisme, mais constituait un choix précis de camp dicté par une vision claire des relations internationales, par la nécessité primordiale de se débarrasser de l’ingérence américaine.

Nous avions en effet bien compris que, derrière une nomenclature partiellement communiste, derrière des symboles utilisés par nécessité et par circonstance, se cachaient en réalité des peuples et des nations menant une lutte désespérée pour survivre au colonialisme américain, tout comme l’avaient fait, de manière analogue, l’Italie, l’Allemagne et le Japon en 1939-1945.

Et nous avions également bien compris que «Yalta» était bien plus qu’un accord de partage provisoire du butin de guerre : c’était une division stratégique du monde en deux sphères d’influence, avec des gouvernements et des peuples alignés, bon gré mal gré, dans un faux antagonisme qui les a anéantis et réduits, pendant des décennies, à l’état d’activistes stupides et opposés de l’OTAN ou du Pacte de Varsovie.

Yalta constituait un cadre stratégique d’une portée considérable, une étape incontournable et de longue durée, afin de parvenir, à terme, à un Nouvel Ordre Mondial où il n’y aurait plus de place pour l’autonomie des États individuels.

Les dissensions apparentes de la guerre froide étaient principalement des dissensions d’ordre tactique, une nécessité de maintenir par la force, sans outrepasser ce qui avait déjà été réparti, délimité et préétabli dans le cadre du partage entre les États-Unis et l’URSS, de l’Europe et du monde.

La véritable conséquence immédiate de Yalta, tant sur le plan interne qu’ international, n’était pas la guerre froide, mais la coexistence pacifique entre les États-Unis et l’URSS, ou plutôt leur coopération d’un commun accord et en coulisses pour le maintien du statu quo (le « Che » en fera même les frais, mais aussi les peuples arabes).

Loin d’être des Américains naïfs, comme les qualifiaient de mauvaise foi les partisans de la droite : naïfs, selon eux, parce qu’ils ne s’engageaient pas suffisamment contre le communisme.

Comme nous l’avons vu par la suite, c’est-à-dire lorsque les circonstances se sont avérées propices, lorsque le modernisme était désormais devenu une réalité irréversible et mondialisée, Yalta, l’Union soviétique et tous les prétendus communismes du monde ont été balayés d’un seul coup (chute du mur, 1989) et les perspectives mondialistes pour un Nouvel Ordre Mondial.

Nous, qui ne sommes plus tout jeunes aujourd’hui, avons donné naissance, au sein de la Fédération, au groupe de jeunesse Controcorrente, qui rassemblait et identifiait tous ces jeunes qui, pour des raisons d’âge, n’avaient pas participé à la RSI. C’est ainsi qu’un lien solide et une continuité idéologique se sont établis entre les combattants républicains et les nouvelles générations.

Controcorrente s’est engagé dans diverses activités politiques, principalement axées sur le monde de la jeunesse, donc dans les usines, les écoles, dans la rue, etc.

Et ce n’était pas un engagement anodin. C’était en effet une époque où la politique (en Italie, depuis toujours marquée par un fort sentiment manichéen, héritage de notre campalinisme atavique), instrumentalisée par les centrales de la terreur, dégénérait à tous les égards et divisait les camps indépendamment du fond des positions réelles.

À titre d’exemple, les jeunes de Controcorrente, qui se battaient pourtant clairement et sans équivoque pour des positions antisystème, anti-américaines, anti-militaristes et socialement d’extrême gauche, devaient souvent, au cours de leurs actions, telles que la distribution de tracts, devaient non seulement affronter les partisans du MSI et divers éléments de droite, mais risquaient également de subir des agressions de la part de militants de gauche qui, bien que déconcertés, finissaient par ne pas faire certaines distinctions, les considérant comme des fascistes, ce qui leur suffisait.

Ce n’est pas pour autant que le groupe de jeunes de la FNCRSI, dénommé Controcorrente, s’est laissé instrumentaliser dans des opérations d’anticommunisme insignifiant.

Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que nous sommes fiers d’avoir fait partie de la FNCRSI, en particulier au sein de son comité directeur romain, incarné par Bruno Ripanti et Gaspare Fantauzzi, que nous pouvons aujourd’hui, à la lumière de ce que l’on a pu apprendre par la suite, définir peut-être comme la seule formation qui pouvait se réclamer du fascisme.

Il faut en effet reconnaître que ce qui est aujourd’hui (ou a été) présenté comme du «fascisme», ainsi que ceux qui prétendent (ou ont prétendu) le représenter ou en utiliser les symboles et les drapeaux, n’en sont qu’une parodie répugnante et souvent criminelle.

J’ajouterai simplement, pour vous donner une idée, que l’on peut sans aucun doute partager les accusations formulées à l’encontre de ce milieu humain et politique décadent par le seul et unique condamné à la réclusion à perpétuité : Vincenzo Vinciguerra. (1)

Cela va des individus ignobles et cupides, que l’on retrouve d’ailleurs dans tous les camps politiques, uniquement soucieux de décrocher un siège parlementaire démocratique et lucratif, et qui ont souillé et empoisonné tout ce milieu depuis la naissance maçonnique et fallacieuse du Mouvement social italien ;

pour passer ensuite aux nombreux vauriens, se faisant passer pour des « fascistes purs et durs » et qui, en réalité, n’étaient qu’une caricature risible du fasciste ; et enfin ceux, trop nombreux, qui, d’une manière ou d’une autre, sous un prétexte ou un autre, ont eu des « contacts » avec les nombreux services secrets (c’est ce qu’on appelle la trahison !).(2)

Les nombreuses conclusions mises en évidence par une magistrature, même si elle est souvent qualifiée de partiale, sont-elles toutes sans fondement ?

Le volumineux dossier, historiquement très détaillé, de la commission parlementaire sur les attentats (sénateur G. Pellegrino), bien qu’élaboré en grande partie par les DS avec toutes les limites et les partialités que cela implique, n’est-il peut-être que des « théorèmes arbitraires » ?

Quoi qu’il en soit, les paroles d’un véritable fasciste, un dirigeant de la Fédération qui écrivit un jour : «Il ne serait jamais, mais alors jamais, venu à l’esprit d’un vrai fasciste de poser une bombe susceptible de tuer ou de blesser gravement un autre Italien » resteront à jamais gravées dans toutes les mémoires ! [F. G. Fantauzzi]

Quoi qu’il en soit, toute cette racaille de droite, quel que soit l’insigne qu’elle porte (et qui la souille) et qui, au sein de la Fédération, s’est toujours heurtée à des portes closes face à ses ignobles manigances, est résolument étrangère au « fascisme » et à ce que le fascisme a véritablement représenté.

Mais si elle est étrangère à notre patrimoine historique et idéal, elle n’est toutefois pas étrangère aux dommages qu’elle a causés à ce patrimoine : si aujourd’hui, en effet, la guerre des « mots » étant désormais perdue, dans l’imaginaire collectif, le « fascisme » est un lieu commun et équivaut à « poseur de bombes », « réactionnaire », « pro-américain », etc. la faute en revient également à ces éléments ignobles.

Au fil des années, malheureusement, la Fédération, sans que cela soit la faute de ses dirigeants et militants, n’a plus été en mesure de mener une activité politique résolue et continue. En effet, peu à peu, elle a cessé toute activité politique active.

Elle a toutefois tracé une voie, enseigné une idéologie et une politique authentiquement fascistes, et apporté un témoignage historique en brandissant haut le drapeau de l’honneur et de la droiture jusqu’à la fin , lorsque, avec la mort de ses dirigeants et surtout lorsque tout le climat politique italien, après les « années de plomb » inspirées, manipulées et instrumentalisés par les criminels politiques habituels, dégénérait définitivement dans le modernisme et qu’il n’était plus humainement possible de défendre des idées justes tout en se référant, dans le même temps, au fascisme.

On aurait peut-être pu le faire sous d’autres bannières, sous d’autres dénominations, mais ce n’était pas là la mission des anciens fascistes de la République sociale.

Un jour (peut-être vers la fin des années 70), nous, les jeunes de la fédération, face à l’impossibilité politique et matérielle de continuer à faire de la politique en raison de la contamination de tout l’environnement, des provocations quotidiennes, du discrédit dont avait été victime tout ce que le fascisme représentait, mais surtout face à l’effrayante complexité de la société moderne, nous avons fait remarquer à Bruno Ripanti (le plus haut dirigeant de la FNCRSI) s’il ne fallait pas mettre définitivement de côté certains symboles, certaines références, voire même emprunter (sans remettre en cause les objectifs à atteindre), de nouvelles voies, de nouveaux courants politiques.

Ripanti, qui était une personne extrêmement intelligente, comprit parfaitement que, dans un certain sens, nous avions raison, mais il nous répondit que lui, en tant que combattant des RSI, n’avait jamais cessé de se battre, même si c’était par d’autres moyens, sous les mêmes bannières.

Sa mission, même face à l’impossibilité d’atteindre certains objectifs politiques, il l’avait comprise et mise en œuvre comme un témoignage et, en tant que telle, il souhaitait la poursuivre jusqu’au bout. À l’image d’un pin qui plie sous la tempête, mais ne se brise pas.

Aux jeunes d’aujourd’hui, nous disait-il, il revient d’essayer et de suivre d’autres voies, mais pas à lui, ancien combattant fasciste républicain.

Compte tenu de la dégénérescence totale d’un monde entier, de toute la société moderne actuelle, qui aurait rendu irréalisable même ce que nous proposions à l’époque, nous pouvons dire que Ripanti avait raison.

Aujourd’hui, il ne nous reste plus que ce témoignage historique et si nous pouvons encore affirmer et démontrer, à l’aide de quelques exemples humains, que le fascisme a été autre chose que ce que les clichés laissent entendre et que, malheureusement, la pourriture misiste et d’extrême droite a confirmé, nous pouvons le faire aussi et surtout grâce au sang et au sacrifice des légionnaires de la République sociale italienne et au témoignage humain et politique « exceptionnel » qui a suivi, celui des hommes de la FNCRSI !

M. B.

NOTES

(1) Les témoignages de Vincenzo Vinciguerra (voir notamment «Camerati, addio», Éditions Avanguardia, Trapani, 2000), devraient être lues par tout jeune qui s’intéresse à une quelconque formation de « droite », car elles offrent un aperçu du comportement ignoble de tout un monde, dit néofasciste, au service des pires ennemis du fascisme : les services secrets occidentaux et les appareils de l’État, de la politique, de l’édition et de l’économie qui leur sont rattachés.

(2) Un ouvrage remarquable de Giuseppe Parlato (« Fascistes sans Mussolini – Les origines du néofascisme en Italie 1943-1948 », éd. Il Mulino, traduit en français chez Ars magna) a mis en lumière ce que l’on savait depuis toujours, à savoir comment les Américains, par l’intermédiaire de l’OSS (le prédécesseur de la CIA), ont enrôlé, pour servir leurs propres fins et intérêts, des officiers et des sous-officiers (en particulier au sein de la X MAS), en les recrutant parmi les anciens combattants de la RSI et ont, dans le même temps, favorisé le néofascisme italien. Dans leur sillage, ajoutons-nous, se sont retrouvés de ce côté-là d’anciens hiérarques et petits hiérarques, des journalistes et diverses personnes de second plan.

Quoi qu’il en soit, il est désormais historiquement établi que de nombreux dirigeants, et souvent même de simples militants du milieu néofasciste, se sont mis au service de personnalités, d’institutions et de « services » de l’« Occident ».

Ces appareils les ont protégés, financés, rémunérés et utilisés pour les missions les plus ignobles et les plus sordides (dont celle, répugnante, d’espion), pour ensuite les abandonner presque toujours, une fois devenus des « idiots utiles » désormais inutiles.

D’ailleurs, l’Italie n’était pas la Grèce et, par conséquent, les Américains (ainsi que les grandes confréries maçonniques qui ont toujours géré ces situations) n’avaient aucun intérêt, et n’auraient jamais permis, à divers vauriens, rêveurs de coups d’État ridicules, de « se faire une petite virée » en prenant les rênes d’un pouvoir, même provisoire.

Et la justification banale selon laquelle on aurait agi ainsi pour « lutter contre le communisme » ne tient absolument pas la route ; cette explication est peut-être valable pour les imbéciles et les naïfs, mais les ruseurs, les chefs historiques et les délinquants récidivistes savaient très bien ce qu’ils faisaient et ce que cela leur rapportait en termes de rémunération, de protection, de carrière ou simplement de pouvoir se sentir existentiellement et activement (plutôt que comme des ratés), « quelqu’un ».

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